Le Monde tourne à l’envers, plus l’Homme s’ouvre
Et plus les cerveaux se referment.
Le Monde tourne à l’envers, plus on s’aime
Et plus nos idées nous obsèdent.
On pensait tendre vers la connaissance de l’autre,
Une vie plus ouverte sur les mœurs de l’Homme.
Le Monde, un puit sans fond de nouvelles expériences,
Toujours apprendre, pour mieux comprendre ce qu’ils pensent ;
Mais la peur de la différence prend au devant les armes,
Combat d’uniformité qui ne mène qu’au drame.
Des idées conçues sur le sens de nos vies,
Des idées reçues par la peur et l’ennui.
Le Monde tourne à l’envers, plus l’Homme s’ouvre
Et plus les cerveaux se referment.
On peut bien y faire la guerre, plus on s’aime
Et plus nos idées nous obsèdent.
Un jour, les murs s’effondreront, le temps se calmera,
L’herbe perce le béton, l’argent, le vent s’en chargera.
On pansera nos plaies, on bercera nos peines,
On s’impatiente déjà de la fin de la scène.
On ne s’applaudira pas, on se regardera,
On saura reconnaître, l’inconscience et la haine.
On tourne, on tourne, dans nos têtes et dans nos cœurs,
On pleure, on pleure déjà notre bonheur.
Le Monde tourne à l’envers, plus l’Homme s’ouvre
Et plus les cerveaux se referment.
Combien de temps ? Combien de temps subira-t-on?
Au risque de ne jamais revenir en arrière.
Cette scène est longue, il est bien tard,
Les acteurs s’accrochent à leurs avatars.
Garde bien les yeux ouverts, ne te laisse pas aller.
S’endormir maintenant nous ferai tous couler.
La lumière s’allumera.
On ne s’applaudira pas, on ne s’applaudira pas.
La lumière éblouira.
On se regardera. On se regardera.
Regarde,
Le Monde tourne à l’endroit, je vois:
Des échanges sans soupirs, des Hommes au calme,
Le temps tranquille, à l’abri de l’ennui,
S’ouvrant les sentiments, puisant les sensations,
Creusant le corps et l’âme, jusqu’aux contradictions.
La Terre respire, l’Ordre en uniforme expire,
L’entente est libre et de multiples manières de vivre.
L’herbe perce le béton et calme la Terre,
Et calme les Hommes et calme le temps.